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LES GRANDES ÉCOLES À LA POINTE DES ÉVOLUTIONS DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

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Anne-Lucie Wack, présidente de la CGE

Dans un contexte marqué par de nombreuses réformes lancées par le gouvernement, le dialogue entre la CGE et les conférences régionales est plus que jamais nécessaire. Lors de l’assemblée générale du 24 octobre dernier à laquelle je suis très heureuse d’avoir pu assister, nos échanges ont été riches et denses sur les sujets clé de la rentrée. Je remercie la présidente de l’AGERA, Sophie Commeureuc, et la déléguée générale, Pascale Payan, de nous avoir donné l’occasion de cet échange.

Sur la question stratégique des regroupements de site, l’ordonnance prévue par l’article 52 de la loi ESSOC du 10 août 2018 crée une boîte à outils permettant un dialogue équilibré entre Grandes écoles et universités. Les questions restent cependant nombreuses sur la façon de positionner le curseur pour que les écoles puissent participer pleinement aux regroupements de site tout en conservant ce qui fait leur force et leur agilité, au bénéfice de l’ensemble.

Autre sujet clé de la rentrée : l’apprentissage, avec la nouvelle loi « Liberté de choisir son avenir professionnel » qui refonde la gouvernance et les modalités de financement de l’alternance. Ainsi que le rappelait la présidente de l’AGERA dans son édito de juillet 2018, « l’apprentissage est un véritable engagement au service de la réussite des jeunes et du développement économique des territoires ». La CGE partage cette vision. Comme démontré par l’enquête flash menée par la CGE en octobre 2017, l’apprentissage est un nouveau modèle pédagogique, un nouveau modèle de lien à l’entreprise, une nouvelle voie d’excellence et d’insertion professionnelle et un levier pour l’ouverture sociale. Le point critique reste aujourd’hui l’évaluation du coût contrat, déterminant pour le développement de l’apprentissage, quand 15 % des diplômés des Grandes écoles le sont déjà par cette voie et que l’objectif est de passer à 25 % d’ici 2025 !

Alors que le MESRI ouvre une concertation sur la professionnalisation du premier cycle, la CGE relance avec force un sujet qu’elle porte depuis plusieurs années : celui de la mise en place d’un système cohérent d’accréditation pour l’attribution du grade de licence aux formations de type Bachelor, gage de qualité pour les familles, les entreprises, et facteur d’attractivité internationale. Les écoles de la CGE comptent déjà 27 000 inscrits en Bachelor et de nombreuses écoles notamment d’ingénieur, souhaitent en développer.

Sur ces sujets, et toutes les autres questions de fond ou d’actualité qui sont sur la table, comme la réforme du bac et ses impacts sur les voies d’accès aux Grandes écoles, ou les récentes annonces gouvernementales sur l’attractivité internationale, il est essentiel que la CGE et l’AGERA poursuivent leur interaction, pour que les écoles restent toujours au plus haut de leur performance, à la pointe des évolutions de l’enseignement supérieur.

Bonne année à toutes et tous !